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Pourquoi la vérité vous affranchira ?

Je me souviens à l’école primaire d’une classe de catéchisme, où l’on nous avait demandé un jour de citer la chose que l’on détestait le plus dans le monde.

J’avais répondu : l’injustice.

Même l’éducatrice, qui bien que compatissante, n’avait aucune réponse à fournir à mon observation.

Pourquoi des innocents souffrent-ils sans raison ?

Si Dieu existe, pourquoi le monde est si cruel ?

L’humanité n’a cessé de répéter cette question, et ne semble toujours pas être arrivée à une réponse satisfaisante.

Le virus nihiliste

Les enfants, à un certain âge, demandent tout le temps « pourquoi ? », et « à quoi ça sert ? ».

Ils questionnent tout, et veulent tout savoir (ce qui est normal puisqu’ils ont tout à apprendre).

Je viens d’un milieu athée, aigri, et nihiliste.

Un jour, agacé de toutes ces questions, un proche m’a finalement répondu : « personne ne sait », et finalement « la vie ne sert à rien ».

Les adultes mentent constamment aux enfants ; pourtant quand il est question de spiritualité, ils n’hésitent pas à être brutalement honnêtes.

Dire que la vie n’a pas de sens est la pire philosophie que vous pouvez leurs inculquer.

Insidieusement, cette idée finit par justifier le meurtre, le suicide, l’impulsivité et l’hédonisme. (Il s’agit de la philosophie des tueurs en série, et du totalitarisme, comme expliqué ici.)

À quoi bon vivre, se battre, et supporter la souffrance et la tragédie, si tout ceci n’a aucune finalité ?

Le pire, c’est que cette rationalisation fonctionne dans le système logique matérialiste.

Nous habitons un rocher perdu dans l’espace, et l’humanité ne représente rien à l’échelle de l’univers (et votre vie encore moins).

Seulement, la conséquence d’un tel raisonnement crée des conséquences catastrophiques.

Scientifiquement, c’est vrai : l’existence de Dieu est improuvable, et il n’y a pas de finalité à la vie, si ce n’est la destruction.

Mais philosophiquement, comme l’affirment les existentialistes, c’est faux.

Les matérialistes pensent que l’essence de la réalité est physique, et que le reste (l’esprit) n’est qu’une illusion.

Les idéalistes croient, à l’inverse, que la réalité est essentiellement phénoménologique (sensationnelle), et que la matière est illusoire.

Ces derniers sont pragmatiques, parce qu’ils pensent que la façon dont nous interprétons le monde, est plus importante à prendre en compte que son essence (qui est de toute façon fondamentalement inconnaissable).

L’orgueil des lumières

Pourquoi l’occident a, pendant longtemps, érigé, comme symbole suprême d’un idéal supérieur, la figure du Christ ?

(L’humanité dispose de plus d’une vingtaine d’histoires mythologiques de Dieux crucifiés, et encore plus de résurrections.)

En partie parce que nous devrons tous, un jour ou l’autre, subir le martyr (même si vous êtes innocent).

Le mal, qu’il soit dans le cœur des autres, le vôtre, ou dans la nature, frappera tôt au tard, donc autant être préparé.

On dit que le grand dragon, caché dans l’abysse, est immortel, et que même vaincu, il revient tous les mille ans.

Les spiritualités du monde n’ont jamais nié qu’il existait des forces chaotiques à l’œuvre dans le monde.

Il n’y a que les bourgeois humanistes de la Révolution française, pour avoir été aussi bête pour croire que l’homme était fondamentalement bon, par nature, mais qu’il était corrompu par la culture.

Ce sont ces soi-disant « lumières », que la république adore, et qui vous font la morale, justement parce qu’ils n’en ont aucune.

Rousseau, Voltaire, Hugo… sont-ils les faux prophètes annoncés dans l’apocalypse, qui ont permis l’avènement de l’antéchrist ?

Ou pour ne pas choquer ceux qui ne comprennent le langage symbolique : sont-ils les idéologues qui ont réussi à inverser les valeurs ?

Aujourd’hui encore, la plupart des élites qui font la morale aux masses, et qui promulguent des lois, sont impliqués dans des réseaux pédocriminels.

Si cela vous choque, vous êtes naïf.

Vous voulez savoir d’autres vérités dérangeantes ?

  • 95 % des meurtres et des violences ont lieu entre proches, même si les faits divers ne rapportent souvent que les exceptions à cette statistique.
  • 96 % des enfants grandissent dans des familles dysfonctionnelles.
  • La pulsion meurtrière est un comportement normal chez le primate, tout comme la tendance au génocide.

La plupart pensent être de bons citoyens, de bons parents, et de bons amis.

Narcissiquement, ils pensent être des personnes morales.

Que s’ils avaient vécu en 40, ils auraient été résistants, et qu’en 1930 ils n’auraient pas succombé à l’idéologie socialiste.

Ces naïfs croient être incapables de lynchage, ou de sadisme.

Le fou croit qu’il est bon.

Le sage sait qu’en lui vit une bête, qu’il doit apprendre à dompter.

La vérité pragmatique

La philosophie existentialiste part du même principe que la plupart des religions.

La chose qui caractérise, sans aucun doute, l’existence (et qui lui donne son sens premier) est la souffrance.

La première chose qui vous rend conscient de l’Être, c’est la douleur.

Voici la faille nihiliste : la douleur donne un sens négatif à la vie.

Qui peut nier que souffrir est une finalité indésirable ?

Ainsi, cela signifie aussi, par effet de contraste, qu’il existe aussi une finalité désirable, et que l’on peut donner un sens positif à l’existence.

Le concept de vérité scientifique, n’a rien à voir avec celui de vérité pragmatique.

Pour les existentialistes, ce qui est « vrai », est ce qui diminue la souffrance.

Ce qui est « faut » est ce qui l’amplifie.

On ne parle pas ici de description objective du monde, mais plutôt de conséquences subjectives d’actions, et de croyances.

Par exemple, agissez comme quelqu’un qui pense que la vie n’a pas de valeur, ni de sens ; sans se soucier des conséquences de ses actes, et de ses pulsions.

Vous créerez alors un enfer sur Terre, pour vous, et pour toutes les personnes avec qui vous entretenez des liens.

De ce point de vue, la philosophie qui anime un tel individu est fausse, puisque les fruits qu’elle porte sont empoisonnées.

Vous pouvez dire qu’objectivement, les droits de l’homme sont une invention arbitraire, et que la morale est quelque chose de relatif aux cultures et aux individus ; mais voyez dans quels coins sombres nous mènent de tels allégations, quand elles sont incarnées dans le monde.

Les existentialistes sont à l’opposé des nihilistes, qui croient que rien n’a de sens, ni d’importance :

Ils pensent que tout fait sens, que tout a de l’importance ; et que c’est de votre responsabilité d’apporter de l’ordre dans ce chaos existentiel.

Sur vos épaules reposent l’intégrité de votre vie, de votre communauté, de votre nation, et du monde en général.

Peu sont prêts à accepter une telle responsabilité.

Mensonges et répression

Une des grandes révolutions scientifiques, et philosophiques, récentes de ces derniers siècles, est que l’essence de la réalité est inconnaissable en soi.

Certains se servent de cet argument pour justifier le mensonge.

Si rien n’est vrai, alors pourquoi dire la vérité ?

Il existe une grande différence entre le fait d’avoir des réserves sur une opinion, et le fait de mentir sciemment.

La tromperie et l’esprit critique n’ont rien à voir.

Votre conscience vous communique, en temps réel, si vos paroles et vos actions sont conformes avec votre idéal.

Tout ce qui s’écarte de ce dernier crée un sentiment de dissonance intérieure.

À force de réprimer sa conscience, on finit par sombrer dans l’inconscience.

Quand on prend l’habitude de mentir, on finit par croire à sa propre supercherie.

Freud pensait que la répression était source de pathologies.

Vous avez un 6ème sens qui vous indique, par votre ressenti, si ce que vous dites, et faites, est vrai ou bon, ou pas.

Quand vous agissez à l’encontre de celui-ci, c’est que vous êtes en train de réprimer quelque chose, et que vous en payerez le prix tôt ou tard.

Le manque d’intégrité finit par occulter le système d’orientation qui discerne entre le bien et le mal.

Simplement dit :

Pourquoi dire la vérité ?

Parce qu’elle évite nombre de souffrances inutiles.

La corruption et la tyrannie ne peuvent s’installer seulement dans des endroits où les individus arrêtent dire ce qu’ils pensent vraiment.

C’est vrai dans les familles, mais aussi dans les nations.

Tout le danger des idéologies réside justement dans le fait qu’elles remplacent le jugement individuel, par des dogmes axiomatiques.

Quand vous ne pouvez plus vous exprimer librement, vous vivez dans un environnement totalitaire.

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »

— Jean 8:32-36

Les aliénés

En occident, nous sommes très au fait du totalitarisme allemand du siècle dernier.

Du CP à la terminale, on nous parle que des horreurs du nazisme.

Mais à aucun moment, on nous apprend la tragédie communiste qui avait lieu en même temps, et après.

Staline a tué presque cinq fois plus de gens de son propre peuple, qu’Hitler a tué de juifs (le bilan est encore plus dramatique chez Mao).

Pourquoi ces faits sont presque occultés ?

Parce que nombre d’élites intellectuelles, et politiques, sont encore aujourd’hui marxistes, malgré les catastrophes humanitaires évidentes qu’ont entrainé de telles idéologies.

Il a quelques années, je voyais encore sur mon campus des étudiants distribuer des tracts communistes.

Ces militants sont des exemples de possession idéologique.

Alexandre Soljenitsyne, auteur qui a révélé l’enfer des goulags au monde entier, et qui a contribué à l’effondrement du parti, décrit également de tels cas, mais encore plus extrêmes.

Certains partisans se retrouvaient emprisonnés arbitrairement dans des camps, et même devant la tragédie de la situation, étaient incapables de remettre en question les dogmes propagandistes qu’ils avaient contractés.

Ils continuaient à louer le parti et ses doctrines, même devant l’évidence de ses incohérences, et de ses catastrophes.

Les pseudos-révolutionnaires de mai 68 avaient les mêmes travers, lorsqu’ils militaient en brandissant le petit livre rouge de Mao.

La capacité qu’ont les gens à se mentir à eux-mêmes, et à faire preuve de mauvaise foi est absolument sidérante.

Un de mes centres d’intérêt est la criminologie. Je regarde souvent des interrogatoires de meurtriers, qui sont rendus publics aux États-Unis.

L’esprit du mal est capable de tout rationnaliser.

J’ai vu des cas où des parents qui avaient assassinés leurs propres enfants, trouvaient des justifications à leurs actes.

Certaines personnes ont un tel degré de narcissisme, qu’elles ne seront jamais prêtes à accepter le fait qu’elles puissent avoir tort.

Conclusion

Savez-vous qu’il existe des présentateurs météos qui reçoivent des menaces de mort parce qu’ils annoncent du mauvais temps ?

On a tendance à confondre le porteur du message, avec son contenu.

Ceux qui osent dire les choses sont souvent des martyrs.

J’ai souvent choqué certaines personnes, parce que je pointais du doigt des réalités sombres, mais pourtant évidentes.

La plupart grandissent dans des familles atrocement pathologiques, qui font tout pour paraître normales de l’extérieur.

Pour ces gens, il n’y a rien de plus soulageant qu’une bonne dose de réalisme.

« La vérité vous affranchira… »

Enfant, le plus gros mensonge que l’on nous fait accepter, c’est que les adultes sont des saints qui ont toujours raisons.

Si l’on vous a maltraité ou négligé, vous penserez que c’est de votre faute.

Par naïveté, et manque de jugement, on vous fera remettre en cause votre santé mentale, plutôt que de prendre en compte vos protestations légitimes.

Certains n’ont qu’un objectif : celui de se sauver la face, et de ne jamais assumer la responsabilité de leurs actes.

Ne faites pas l’erreur d’attendre des excuses de telles personnes, elles sont déjà damnées depuis longtemps, et n’éprouveront jamais le besoin de repentance.

Le manque d’intégrité détruit l’individu, les familles, et les nations.

Voici pourquoi il est de votre devoir de dire la vérité.

Oui, vous offusquerez les tyrans, les possédés et les aliénés.

Mais vous deviendrez alors un agent qui contre la corruption, plutôt qu’un propagateur.

C’est ce qui fait la différence entre quelqu’un qui peut tolérer son reflet dans un miroir, et quelqu’un que ne le peut.

« Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. »

— Luc 12 : 2-3

À terme, chacun payera les conséquences de ses actes, et devra vivre avec.

— Geoffroy

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Qui est Geoffroy Stec ?

Je suis designer et éditeur depuis 2018. J’aide les créatifs à monétiser leurs passions, et à construire des systèmes de rémunérations durables.


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