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Apprendre à apprendre (pour faire partie des 1%)

Les temps changent de plus en plus vite.

Des révolutions éclatent à des intervalles de plus en plus courts.

C’est par l’apprentissage que l’on s’adapte aux nouveaux environnements.

Arrêter d’apprendre c’est commencer à mourir.

L’ignorance est la mère de tous les maux. C’est elle qui crée la peur, puisqu’elle voile l’inconnu et l’inconscience.

Les anciens pensaient que le salut se trouvait dans la connaissance : Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira (Jean 8:32).

La plupart sont bloqués et n’évoluent plus.

Ils arrêtent d’apprendre une fois sorti de l’école, et croient tout savoir, sans jamais questionner ce qu’on leur a enseigné.

Ils sont en pilote automatique.

C’est par l’éducation que l’on crée des individus et des nations libres.

Facteurs de réussite

Des études ont montré que les deux facteurs qui prédisent le mieux la réussite dans la vie sont :

  • L’intelligence
  • La conscienciosité

L’intelligence peut se mesurer par la capacité (et la rapidité) d’apprentissage, de traitement de l’information, et de reconnaissance de patterns.

La « conscienciosité » fait référence à un trait tiré du modèle Big 5,qui sert à analyser la personnalité. Elle désigne une personne qui sait s’organiser, et se fixer des objectifs. Quelqu’un de méticuleux, qui a toujours le souci de bien faire.

C’est lorsque vous utilisez votre intelligence de façon structurée (conscienciosité) que vous progressez vraiment.

Quand c’est le cas, vous entrez dans ce que Mihály Csíkszentmihályi nomme le « flow ».

Il s’agit d’un état où vous êtes à la frontière de ce que vous savez, mais quand même en train d’explorer l’inconnu.

Vous le ressentez lorsque « la préparation rencontre l’opportunité », comme le disait Conor McGregor.

Mode Flow

Le fait de comprendre enfin quelque chose qui nous intriguait, de faire des connexions entre-elles, et de gagner en clarté, est une sensation jouissive. (Ça fait clic, et tout d’un coup fait sens. L’énigme est résolue.)

La curiosité est un mécanisme qui sert la survie.

Elle sert de motivation à l’exploration de l’inconnu.

Système nerveux et apprentissage

Si le système nerveux est adapté à l’environnement, alors en étudiant le premier, on devrait avoir des informations sur le deuxième.

Autrement dit, ils sont les miroirs l’un de l’autre (comme l’affirme l’axiome hermétique : ce qui est en haut est comme ce qui est en bas).

Pareillement, toutes nos inventions sont des imitations de systèmes biologiques, ou physiques, déjà existants. Elles imitent toutes la nature.

Ce n’est pas un hasard si les neurosciences, la psychologie et l’informatique se sont développées en parallèle.

Le fonctionnement des ordinateurs mime celui du système nerveux. Les deux communiquent par impulsion électrique, et sont des centres de traitement d’informations.

L’IA ne tente-t-elle pas d’imiter la cognition humaine ? N’apprend-t-elle pas de la même façon qu’un enfant apprend à marcher ? C’est-à-dire par la répétition, l’erreur et l’ajustement progressif ?

On peut donc faire du reverse engineering en étudiant le système nerveux pour en déduire la structure de son environnement (et ses mécaniques d’apprentissage).

La grande polarité

Le cerveau est divisé en deux hémisphères. L’un sert à opérer en territoire connu, l’autre en territoire inconnu (Goldberg, Luria).

Pareillement, toutes les mythologies du monde affirment qu’au commencement l’ordre s’est opposé au chaos.

Ying-Yang-1

Selon votre point de vue subjectif, le monde se divise entre :

  • ce que vous savez, ou pensez savoir (le connu),
  • et ce que vous ignorez (l’inconnu).

Vous transformez constamment l’inconnu (chaos) en connu (ordre) par l’apprentissage.

Le monde vous apparaît d’abord comme une masse informe et chaotique. Mais au fur et à mesure que vous grandissez, vous commencez à imposer une structure sur celle-ci, et à la transmuter.

Vous créez des modèles mentaux de l’environnement, et vous cartographiez l’inconnu.

À partir de ces cartes, vous développez des patterns comportementaux (et vous renforcez les structures neuronales associées).

À chaque fois que vous apprenez quelque chose, c’est comme si vous installiez un nouveau programme sur votre ordinateur.

Celui-ci peut soit vous servir à interagir d’une nouvelle façon bénéfique avec l’environnement, soit être un virus entravant votre développement.

Certains programmes deviennent obsolètes et doivent être supprimé ou mis à jour.

L’information qu’ils contiennent sont vos croyances et vos habitudes.

Ainsi, vous devez toujours vérifier si vos croyances cadrent toujours avec un environnement en perpétuelle évolution.

Cette flexibilité cognitive se nomme communément l’ouverture d’esprit, ou bien la curiosité, ou encore la néophilie.

Plus un métal est souple, moins il a de chance de se briser. Il en est de même pour l’esprit : il s’effondre quand il devient trop rigide.

Vos structures cognitives doivent être assez solides pour soutenir la pression de l’environnement, mais tout de même assez flexible pour pouvoir s’adapter à la nouveauté.

L’apprentissage

Il existe trois états possibles pour une information :

  1. Inconscient
  2. Conscient
  3. Subconscient

Un signal est inconscient tant qu’il n’a pas été capté par le système nerveux. (Ce que vous ignorez représente plus de 99,99% de l’univers.)

Un signal est conscient quand il est capté par le système nerveux.

Un signal est subconscient quand il a été ancré sur le système nerveux par la répétition (ou le traumatisme).

L’apprentissage consiste à transformer les signaux environnementaux à travers ces trois étapes.

Exemple : apprendre à conduire. D’abord vous ignorez tout de la conduite (inconscient). Puis un jour vous vous dites que vous voulez apprendre (décision consciente). Ensuite vous devez vous entrainez (concentration, répétition, et effort conscient), pour que finalement vous puissiez conduire en pensant à autre chose (subconscient).

Quoi que vous vouliez apprendre, il faudra au début répéter un effort conscient de concentration, jusqu’à ce que le pattern devienne automatique.

Maintenant, l’inconscient à cela d’étrange qu’il se manifeste à plusieurs niveaux. Il y des choses :

  • Que vous ignorez que vous ignorez.
  • Que vous savez que vous ignorez.
  • Que vous faite semblant d’ignorer.

L’inconnu est la source de toutes les catastrophes qui peuvent chambouler votre vie (il est synonyme de mort, de souffrance, d’inadaptation, et de peur). Mais c’est aussi le moteur de votre développement, car c’est de lui que vous tirez de nouvelles informations, et que vous apprenez.

Il dispose d’un potentiel destructeur, mais aussi de l’espoir d’un futur meilleur.

L’inconscient a quelque chose de terrifiant. Pourtant, c’est par sa confrontation volontaire qu’on le transmute en or (c’est ce que font les héros mythologiques).

Pour C. G. Jung, le processus d’individuation, et de révélation du soi, se fait en amenant les contenus inconscients à la lumière de la conscience. Chose qui demande du courage.

La méta-connaissance

Cette structure est la synthèse de plusieurs disciplines qui sont arrivées à des conclusions similaires par des moyens différents.

Elle s’applique aux théories de l’information, à la cybernétique, à l’épistémologie, aux théories de la connaissance, aux mathématiques, et aux neurosciences.

On la retrouve aussi sous forme symbolique dans la mythologie, la littérature, et la philosophie.

Comprendre cette structure est la clé qui vous permet de vous adapter à n’importe quel environnement.

C’est une sorte de méta-vérité.

(Si une vérité est un fait démontrable selon un système logique, alors une méta-vérité est une loi qui dicte un ensemble de fait.)

C’est comme si la vie vous proposait une infinité de jeux possibles auxquels jouer.

Vous pouvez choisir de devenir performant seulement dans quelques jeux spécifiques, ou bien vous pouvez apprendre les règles qui gouvernent l’ensemble des jeux que la vie propose.

Vous pouvez choisir de régler un problème, ou de régler le méta-problème (à la source).

Un jeu, ou un problème, suppose l’existence d’une hiérarchie de valeur, c’est-à-dire d’un ensemble de programmes qui servent un but ultime : celui de gagner, ou de triompher.

Le mythe universel du héros est la façon dont les anciens dépeignait cette partie de la personnalité qui triomphe sur l’ensemble des hiérarchies de valeur.

St. George 1480

C’est un idéal moral, imaginaire et collectif, dépeint de mille et une façon différente dans la fiction et la littérature, et qui est facilement imitable.

En réalité, cet idéal vous est constamment dicté par votre conscience (sujet développé dans l’article précédent).

Il est censé être l’esprit qui guide l’individu et la société.

Tout s’effondre lorsqu’il est abandonné.

Votre destinée

Maintenant on sait comment être performant dans l’ensemble des jeux que propose la vie, vous n’avez qu’à imiter l’archétype du héros.

Reste à savoir comment choisir les jeux auxquels on veut jouer.

Vous savez l’attitude à avoir face à l’inconnu et à la nouveauté. Mais comment savoir vers quoi diriger son attention ?

Comme dit plus haut, la curiosité est un 6ème sens qui vous indique où chercher.

Chaque individu est unique, et se réalise d’une façon différente. Nos dharmas ne sont pas les mêmes.

Lorsqu’une chose vous fascine, vous passionne, qu’elle capte votre attention et attise votre curiosité, qu’elle vous obsède… c’est qu’elle indique votre destinée et votre raison de vivre. (Souvent elle s’accompagne de synchronicités.)

Elle peut s’exprimer à travers un sport, un métier, un art, une discipline, une science… Certains consacrent leur vie à la mécanique, d’autre à la musique, aux voyages, ou aux mathématiques…

Posez-vous les questions suivantes :

À quels moments je ne vois plus le temps passer ?

Qu’est-ce que je pourrais faire jusqu’à la fin de ma vie, même sans être payé pour ?

Notre curiosité nous mènera tous à des endroits différents. Et c’est la beauté de la chose.

Vu sous cet angle, il n’existe pas vraiment de compétition, puisque chaque individu joue dans sa propre catégorie unique.

La spécificité, et les nuances, de vos centres d’intérêts vous sont propres. Et c’est en suivant votre destinée que vous éliminez la concurrence.

Construire sa vision

Votre idéal évolue avec le temps, il n’est pas statique.

Les expériences que vous accumulez permettent de l’affiner.

Tout ce que vous avez vécu de négatif, sert par contraste, à façonner votre idéal.

Maintenant, le problème est que la plupart acceptent l’idéal des autres, plutôt de construire leur propre vision.

Ils suivent le chemin que leur a tracé la société, ou leurs parents, plutôt que de suivre leur propre voie.

La situation est encore pire lorsque l’individu devient nihiliste, et qu’il prétend n’avoir aucun idéal, ni aucune valeur. C’est là qu’il commence à errer sans but, dans un monde infernal.

Créer une vision du futur, et un idéal à suivre, demande un effort conscient.

Vous pouvez voir mentalement, grâce à votre imagination, à quoi ressemblerait votre vie, si vous accomplissez votre vision.

Même ceux qui disent n’avoir aucune réelle passion, peuvent s’imaginer une existence meilleure, sous la forme de plus d’abondance, de relations satisfaisantes, ou d’une vitalité accrue.

À vous de choisir ce que vous voulez atteindre dans ces trois domaines :

  • Économique
  • Sociale
  • Santé

Juste le fait d’articuler ce que vous voulez vous donne une direction à suivre.

Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.

Sénèque

Comme expliqué précédemment, si vous n’avez pas de but, alors votre système dopaminergique reste en sous régime.

Pas d’objectif égal pas de dopamine. (La plupart se tournent vers les drogues pour combler ce manque.)

Plusieurs études montrent qu’écrire des objectifs de type SMART (spécifique, mesurable, atteignable, réaliste, temporel), augmente vos taux de réussite, et votre bien-être globale (Locke, Latham).

Conclusion

Savoir apprendre, c’est savoir définir des objectifs, et élaborer des stratégies.

Comme dit au début, le succès c’est l’intelligence utilisée de façon consciencieuse, au service de votre idéal.

Cet idéal est une abstraction, qui au fur et à mesure de son articulation, s’incarne dans de réelles actions.

L'échelle des valeurs

Si vous n’avez pas le physique que vous voulez, par exemple, vous devez d’abord imaginer votre corps de rêve.

En fonction de cette image, vous allez élaborer une stratégie pour la réaliser.

Vous allez concevoir une routine, ainsi qu’une série de patterns comportementaux, qui vous rapprocheront jour après jour de votre objectif.

En terme simple vous suivez un programme sportif, et vous changez votre diète.

Comme dans un jeu vidéo, vous avez un objectif principal (la santé), qui s’atteint par la réalisation d’une série d’objectifs secondaires (sport, alimentation, sommeil…).

Lorsque vous avez une vision claire de ce que vous voulez, vous êtes naturellement inspiré par la bonne action à entreprendre.

À l’inverse, celui qui souhaite vaguement quelque chose d’indéfinie, n’accomplit rien.

— Geoffroy

Photo de profil Geoffroy
Qui est Geoffroy Stec ?

Je suis designer et éditeur depuis 2018. J’aide les créatifs à monétiser leurs passions, et à construire des systèmes de rémunérations durables.


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